Protocoles
Chaque protocole est un parcours structuré : ancrage, ressources, exploration, transformation, intégration. La durée, les exercices et les mesures avant/après s'adaptent à l'intention.
Guérir une blessure émotionnelle
Traverser une blessure ancienne dans un cadre contenant.
Stabilisation → pont d'affect → expérience corrective → intégration.
Libérer une peur
Réduire l'emprise d'une peur récurrente.
Ancrage → exploration de la peur → ressource → réécriture.
Transformer une croyance limitante
Réécrire une croyance somato-émotionnelle par reconsolidation.
Ecker / Lane — mismatch et expérience corrective.
Réparer une relation
Guérir un lien à l'intérieur de soi, indépendamment de l'autre.
Rencontre intérieure de la relation, écoute des parts, gestes symboliques.
Intégrer un traumatisme
Approche contenante — accompagnement clinique recommandé.
Phase 1 stabilisation (Phillips) — travail de retraitement uniquement encadré.
Retrouver des ressources oubliées
Réactiver un capital émotionnel enseveli.
Régression positive vers des moments-ressources.
Développer la confiance
Ancrer un socle de confiance vérifiable.
Ressources + réécriture d'une croyance clé + geste engagé.
Développer l'intuition
Ouvrir un canal d'écoute intérieure fiable.
Silence → symbole → question → écoute.
Sécurité & cadre clinique
La régression thérapeutique est une pratique puissante. Elle ne remplace ni un suivi psychologique ni un traitement médical. Ce cadre est essentiel.
- Trouble psychotique actif ou histoire de psychose. Les inductions hypnotiques et régressions peuvent déstabiliser. Contre-indication formelle en auto-pratique.
- Trauma complexe non stabilisé. Toute exploration régressive exige préalablement une stabilisation solide (Phase 1 — Phillips). Accompagnement clinique requis.
- Dissociation sévère (trouble dissociatif de l'identité, dépersonnalisation chronique). Auto-pratique déconseillée. Nécessite un praticien spécialisé en trauma-dissociation.
- Épisode dépressif majeur ou idéation suicidaire. Prioriser une prise en charge médicale et psychothérapeutique. La régression n'est pas indiquée en phase aiguë.
- Trouble bipolaire en phase maniaque ou hypomaniaque. Reporter les explorations profondes hors des périodes de stabilité.
- Grossesse à risque. Éviter les inductions profondes prolongées ; privilégier respiration et lieu sûr.
- Consommation de substances psychoactives. Ne jamais pratiquer sous influence. Les EMC induits par substances suivent d'autres règles cliniques.
- Phase 1 systématique : stabiliser avant d'explorer.
- Trois ressources (sécurité, force, sagesse) installées avant toute régression.
- Retour toujours accessible en un geste-signal.
- Ne jamais suggérer un contenu — laisser émerger.
- Distinguer accompagnement de développement personnel et prise en charge clinique.
- Un contenu régressif n'est pas une vérité factuelle : c'est un matériel à explorer.
- Une abréaction (submersion émotionnelle) que le retour au lieu sûr ne suffit pas à contenir.
- Des flashbacks intrusifs qui persistent au-delà de la séance.
- Une dissociation qui s'installe après la pratique.
- Toute idéation suicidaire, homicidaire ou de mise en danger.
- Un vécu qui bouleverse la vie quotidienne (sommeil, relations, travail) pendant plus de quelques jours.