Bhramari — le souffle de l'abeille
Bhrāmarī
Sentir la vibration dans le crâne, puis écouter ce que devient le silence après le son.
Avant de modifier quoi que ce soit à ta respiration, remarque simplement comment tu es maintenant.
Garder un repère très simple (facultatif)
Précautions de cette pratique
- · Infection ORL, otite, acouphènes aigus : s'abstenir ou pratiquer très doucement.
- · Ne pas boucher les oreilles en appuyant fort sur les tragus.
- · Ne jamais forcer le volume : c'est un son grave et facile.
Les quatre regards sur cette pratique
Le Haṭha Yoga Pradīpikā la compte parmi les huit kumbhaka et associe le son intérieur au nāda, le son subtil sur lequel l'attention se pose jusqu'à l'absorption.
L'expiration sonore est mécaniquement freinée, donc allongée : c'est déjà un facteur d'effet. La vibration se propage dans les cavités crâniennes et le larynx. Le bourdonnement augmente fortement la production d'oxyde nitrique nasal (Weitzberg & Lundberg, 2002) — fait mesuré ; les conséquences fonctionnelles restent discutées.
L'hypothèse d'une stimulation vagale par vibration laryngée est plausible mais peu quantifiée (exploratoire). L'allongement expiratoire, lui, explique déjà une part des effets autonomes observés (établi).
Où sens-tu la vibration ? Gorge, palais, front, sommet du crâne ? · Le son est-il stable ou vacille-t-il ? · Que devient l'espace intérieur pendant les secondes qui suivent le dernier bourdonnement ?
- 1. Assise stable, mâchoire relâchée, dents non serrées.
- 2. Inspirer par le nez, calmement.
- 3. Expirer en émettant un bourdonnement grave et continu, bouche fermée.
- 4. Le son doit durer toute l'expiration, sans forcer la fin.
- 5. 6 à 10 cycles, puis rester immobile en silence.